Concert
Sam 03 oct 2026
Le Belvédère - Namur
Namur
Heavy Fuzz presents Ronker • L'itch • TIPI.

RONKER (BE)
À l’image de la vie en 2022, RONKER vous frappe en pleine face, sans détour. Parce que l’existence est déjà suffisamment compliquée, le groupe cherche la puissance dans la simplicité. Un pied fermement ancré dans la violence des guitares des années 90, l’autre plongé dans les réverbérations des années 80, RONKER joue volontairement avec les extrêmes. Du « blackened post-punkgaze » pour fans de Nine Inch Nails, ou tout simplement de l’indie metal ?
RONKER est avant tout un groupe qui prend toute sa dimension sur scène, lorsque les nappes de feedback viennent se mêler à la déferlante sonore. Peu de blabla, beaucoup de sueur.
Fin 2021, le groupe enregistre un EP au Hightime Studio, sous la direction de Thomas Valkiers (CRACKUPS, Double Veterans), souvent considéré comme l’équivalent flamand de Steve Albini. Le mix est ensuite confié à nul autre que Tim De Gieter (Amenra, Doodseskader), véritable figure incontournable de la scène belge. L’EP doit sortir plus tard dans l’année, mais le groupe s’étant particulièrement bien senti en studio, il décide également d’y enregistrer une session live.
RONKER n’est peut-être pas le premier groupe de « speednoise » de l’histoire, mais il est certainement le premier à revendiquer le terme. Formé dans les marais belges en 2020, le groupe débarque en hurlant à la mort et s’impose rapidement comme l’un des noms à la progression la plus fulgurante de la scène heavy actuelle.
En 2024, leur premier album, Fear Is a Funny Thing, Now Smile Like a Big Boy, reçoit un accueil critique enthousiaste. Le groupe y repousse les limites de ce que peuvent faire des guitares accordées en standard, tout en conservant un sens aigu du riff et du refrain. L’album propulse RONKER sur les scènes de festivals tels que Hellfest, 2000Trees et Pukkelpop, tout en leur permettant de partager l’affiche avec Show Me The Body, The Melvins, Sparta et Brutus.
RONKER ne croit pas au fameux « deuxième album difficile ». Plutôt que de ralentir, le groupe profite de son élan. Sur son deuxième LP, Respect The Hustle, I Won’t Be Your Dog Forever, RONKER se montre plus ambitieux que jamais. Enregistré live au Number Nine Studios à Gand, l’album est pensé comme un véritable concept autour des frustrations liées à la « hustle culture », cette glorification permanente du travail, de la performance et de la productivité.
Musicalement, le groupe livre un mélange aussi riche qu’imprévisible : des influences de David Bowie et Slayer, une agressivité intacte, mais aussi de grands refrains et un sens plus marqué de l’écriture old-school.
Le premier single, No Sweat, résume parfaitement cette énergie. Metal Hammer UK l’a sélectionné parmi les meilleurs morceaux de la semaine, saluant une rage pure, avec un parfum d’IDLES période débuts, mais dopé d’une puissance et d’une fureur supplémentaires.
Avec Limelighter, RONKER pousse son approche maximaliste encore plus loin, mêlant chœurs et riffs death metal. Le morceau-titre, quant à lui, plonge dans un univers que le groupe qualifie de « circus metal », avec des échos d’At The Drive-In et Helmet. À l’opposé, Snuff révèle une facette plus sombre et dépouillée, portée par le piano et les cuivres. « Il raconte comment la solitude finit par vous étouffer dans le nihilisme », explique le groupe. « C’est la chanson la plus sincère que nous ayons jamais écrite. »
L’album suit ainsi une véritable trajectoire émotionnelle, jusqu’à prendre conscience de la vanité de cette course permanente. Une idée parfaitement illustrée par l’artwork de Philip Bosmans, représentant une silhouette bâillonnée portant un masque de chien.
RONKER s’apprête désormais à vivre une année 2026 particulièrement chargée, avec notamment une release party à guichets fermés à l’Ancienne Belgique, suivie d’une tournée européenne qui passera par des festivals tels qu’Alcatraz, Dynamo et Das Fest.
Le chien est lâché. RONKER arrive.
L'ITCH (BE) — Noise Rock
« Qu’est-ce qu’on obtient en mettant Queens of the Stone Age et The Guru Guru dans un blender… Muse sous cocaïne ? » C’est avec ces mots que Thomas Michiels présentait King Ludo sur Studio Brussel, la deuxième plus grande radio de Belgique.
L’itch — avec un « L » devant itch — est un quatuor belge bien décidé à bousculer la scène guitare flamande. Leur premier album, Urges, a littéralement été écrit dans un hôpital abandonné et impose un mélange explosif d’alternative et de heavy rock, saupoudré de grunge et d’influences britanniques.
Le groupe confirme ensuite tout son potentiel avec son deuxième disque, A Numbers Game. Entre apparitions dans plusieurs playlists éditoriales de Spotify, critiques enthousiastes dans Humo et Luminous Dash, et une release party affichant complet, L’itch s’impose rapidement comme un groupe à voir sur scène.
Sander Blok à la batterie, Jeroen De Vos à la basse, Kobe Walleghem à la guitare et Sander Rom au chant et à la guitare insufflent à leur musique une énergie totalement débridée. L’itch mise sur l’intensité, construisant des morceaux capables de frapper fort tout en laissant derrière eux une sensation étrange, presque hypnotique et réconfortante.
Leur son repose sur un équilibre permanent entre chaos et précision : chaque riff, chaque rythme et chaque parole semble soigneusement pensé, tout en donnant l’impression de pouvoir partir en vrille à tout moment. C’est précisément cette tension qui fait la force du groupe.
Post-punk, power-pop, noise-pop, grime… L’itch mélange les genres sans complexe pour créer quelque chose de brut, nerveux et immédiatement accrocheur.
Un cocktail explosif qui prend surtout tout son sens en live.
Informations pratiques
Quand ?
- Samedi 3 octobre 2026 à 19:00